apres avoir remporter la coupe du monde du foot voila que le champion du monde de cyclisme vraiment on est né pour etre champion Mondiaux de cyclisme: Bettini enfin couronné Heureux comme un gamin, l'Italien Paolo Bettini a ajouté dimanche, à Salzbourg, le maillot de champion du monde de cyclisme à son impressionnante collection après son sprint victorieux devant l'Allemand Erik Zabel et l'Espagnol Alejandro Valverde.
Champion olympique et champion d'Italie en titre, Bettini a enfin conclu dans une course qui lui échappait depuis plusieurs années. Deuxième en 2001 derrière l'Espagnol Oscar Freire, le grand absent de Salzbourg, le Toscan avait ragé l'an passé à Madrid où il avait sacrifié ses chances
Autant dire que Bettini a exulté comme jamais après l'arrivée, en tombant dans les bras de ses coéquipiers et de ses proches, dans une atmosphère de liesse magnifiée par un beau soleil estival devant un public estimé à 160.000 personnes. Le festival s'est poursuivi sur le podium où l'Italien a partagé sa joie avec Zabel, le médaillé d'argent de 2004 qui s'est seulement incliné dans les derniers mètres.
"Voyez comme le cyclisme est difficile à appréhender. La sélection s'est faite dans le dernier virage", a souligné ensuite Bettini en faisant référence au sprint magistralement préparé par l'Espagnol Samuel Sanchez pour son chef de file, Alejandro Valverde.
Dans le dernier "S" du parcours, à moins de 400 mètres de la ligne, Sanchez a provoqué une cassure en tête du groupe d'une cinquantaine d'unités qui s'était reformé à l'approche du sprint. Zabel puis Bettini sont parvenus alors à suivre les deux Espagnols pour se disputer la victoire au bout de la ligne droite tracée au coeur de la ville de naissance de Mozart.
Zabel, qui a lancé le sprint aux 200 mètres, a vu Bettini, au paroxysme de l'effort, le remonter dans les 20 derniers mètres. Sur la ligne, l'écart a dépassé une roue entre le vétéran allemand (36 ans) et le petit gabarit italien, sans conteste l'homme fort de la course.
Dans les deux derniers tours, le Toscan a forcé l'allure, à chaque fois sur le faux-plat suivant l'ascension la plus pentue, le Gschaiderberg, à 10 kilomètres de la ligne. Lors de la seconde tentative, Bettini a insisté pendant quelques minutes avant d'être repris par un petit groupe (Vinokourov, Millar, Boogerd, Kroon, Wegmann), en prélude au retour du premier peloton à 7 kilomètres de l'arrivée.
"Le circuit était plus rapide que prévu", a reconnu Bettini. "C'est pour cela que nous avons essayé de durcir la course. Toute l'équipe y a cru". La tactique a provoqué la perte du tenant du titre, le Belge Tom Boonen, coéquipier habituel de Bettini pendant le reste de la saison dans la formation Quick Step.
Boonen, qui pouvait encore croire en ses chances sous la flamme rouge du dernier kilomètre, n'a pu accrocher le bon wagon quand les Espagnols ont anticipé le sprint. L'Anversois, affaibli par des crampes (déshydratation), a finalement terminé neuvième au sein d'un peloton réglé pour la cinquième place par son rival, l'Australien Robbie McEwen.
A l'arrivée, Valverde, déjà deuxième en 2003 et 2005, a décroché une nouvelle médaille, de bronze cette fois. L'Espagnol, visiblement dans la ligne de mire des spécialistes de l'antidopage, s'est signalé aussi par une autre "performance" en subissant trois contrôles, deux sanguins et un urinaire, dans les 48 heures précédant la course.
Pour Bettini, doté à l'âge de 32 ans d'un palmarès à faire rêver dans les grandes courses d'un jour, le prochain rendez-vous est déjà fixé au Championnat de Zurich dimanche prochain qu'il avait remporté l'an passé.
"J'ai eu tout ce que je voulais gagner", a reconnu l'Italien avant de s'interroger, hilare, sur de futures motivations: "Il faudra peut-être faire quelque chose de nouveau !"